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3 ans sur la route

Km 48’592, Kankan, Guinée.

-15.09.2014-15.09.2017                                                                                                            3 YEARS ON THE ROAD-

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Hier a débuté ma 4ème année sur la route.

Et le moins que je puisse dire c’est que les derniers jours de ma 3ème année sur la route auront été pour le moins pénible, malgré la beauté et l’accueil des locaux.

Et c’est sur une piste défoncée -mais vraiment défoncée- avec parfois des flaques d’eaux énormes de plusieurs dizaines de mètres, des passages boueux allant jusqu’à 50 km quasiment ininterrompu, des ennuis mécaniques toujours ennuyant -un rayon qui pète dans un champ de boue juste après que la pédale a rendu l’âme, eh ben c’est pas drôle- que j’ai terminé cette année un peu à la manière dont elle s’est déroulée, entre pluie et soleil, accueil et « discussions » avec la police. Et pour couronner le tout, avec le paludisme.

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C’est sur une piste défoncée -mais vraiment défoncée- avec parfois des flaques d’eaux énormes de plusieurs dizaines de mètres

Ce bon vieux paludisme, comme bien souvent accompagné de sa petite soeur la fièvre typoïde. Il était temps que cette année se termine tant elle fut difficile.

Il était temps que cette année se termine tant elle fut difficile.

Il était temps que cette année se termine tant elle fut difficile.

Pour tout dire je m’y attendais un peu mais quand même. Pour bien comprendre, cette année c’est autant de pistes que sur les deux précédentes. C’est 3 crises de paludisme contre 0 sur les deux précédentes. C’est 2 fièvres typhoïdes contre 0 sur les deux précédentes. C’est 10 pays contre 25 sur les deux précédentes mais le doubles en prix de visa: on est passé d’une moyenne de 35 dollars US par pays à 110…et puis c’est la police.

 

Auparavant, c’est à dire en Afrique de l’est et australe, je « subissait » en moyenne 1 contrôle policier (identité en général) par mois. Depuis que j’ai rejoint l’Afrique centrale/ouest au début de cette 3ème année de route, en moyenne c’est 1 par jour, allant jusqu’à 20 durant mes pires journées au Nigeria à très peu au Ghana/Togo. Sans compter les passages frontières souvent long et pas toujours bienveillant.

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Depuis que j’ai rejoint l’Afrique centrale/ouest au début de cette 3ème année de route, en moyenne c’est 1 par jour

Elle fut néanmoins une année très riche en émotion que ce soit pour mon retour en francophonie, les régions isolées de l’impressionnante et étouffante forêt tropicale, les gorilles rencontrés dans ces mêmes forêts, la fracture de mon cher Cargo, l’inauguration tant attendue de notre seconde école au Togo ou encore la visite d’amis et proches au Togo puis au Burkina Faso.

Le tout toujours entouré d’innombrables peuples mélangés, vivant et colorés dans un désordre très africain.

Mais finalement je pourrais terminer cette année en me disant qu’elle fut la plus difficile. C’est clairement le cas.

Toujours en direction de l’Europe

Aujourd’hui c’est donc au repos forcé, comme bien souvent ces derniers mois, que je débute une nouvelle année de route qui sera selon toute vraisemblance la dernière.
Car si la motivation est toujours là, c’est aussi celle de rentrer chez moi.

En faisant mes comptes je réalise que durant les 365 derniers jours j’ai pédalé, sans le prévoir, 15’012 km. Juste pas suffisant pour la dépasser, mais me voici maintenant tout proche de la barre symbolique des 50’000 km que je compte passer très prochainement. En texte et en image bien sûr, au Sierra-Leone selon mes prévisions.

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Me voici maintenant tout proche de la barre symbolique des 50’000 km que je compte passer très prochainement.

En attendant, je remercie encore les nombreuses personnes qui m’ont soutenu et me soutienne en annonçant l’arrivée prochaine, dès 2018, d’un nouveau projet.

Ce sera une nouvelle page dans ma vie
Vers de nouveaux horizons
Mais si je lui ai déjà trouvé un oui
Il me faut encore lui trouver un nom.

Tu auras droit au POISSON
À l’HIRONDELLE
ICI BAS notre horizon
Ou au soleil, car je l’ai peint avec du miel

Puis JE TE PRENDRAI LA MAIN
On mangera des glaces
Tu verras comme c’est bien
CHOCOLAT ET PI PISTACHE

Ensuite tn ira dans le jardin
LE JARDIN DES GENS AIME
Toujours je te tiendrai la main
Enfin je la ressusciterait

Je parle de Madame
MA DAME LITTERATURE
Ainsi passera un an, tout flamme
Ce sera là notre Aventure…

Un voyage révolution
Celle qui se fait en rime
Ou en réfléchissant
A vélo du pied aux cimes

Car voyager c’est vivre et une vie sans mots n’est-ce pas triste un peu? Et un mot sans vie, ce n’est pas du jeu!

Ou comment te dire sans en faire trop
Que ce voyage ne sera fait que de mots

Olivier Rochat

 

Notre dernier Tango

Km 41’909, Lomé, Togo

-C’est un soldat sans peur
Mais un soldat sans arme
Qui aujourd’hui se meurt
Et pour lequel je verse(t) une larme-

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C’est un soldat sans peur Mais un soldat sans arme Qui aujourd’hui se meurt Et pour lequel je verse(t) une larme

Demain je vais laisser celui qui fut mon compagnon de route pour près de 50’000 km, dont 36’000 en Afrique. Celui qui fut presque un confident dans mes évasion alpine d’alors. Puis en Afrique peut-être plus un moyen de transport. Celui que j’appelais -et appellerai encore- Cargo.

Aujourd’hui c’est notre dernier jour ensemble et il est dans un sale état, cadre fracturé à nouveau. Indisponible pour tout déplacements. Je l’abandonne à Lomé, reprenant ma route pour le Ghana voisin.

Aussi en le laissant derrière moi je lui laisse ce mot, comme une dernière danse, un dernier Tango et, je pense, un dernier tableau. Comme une dernière aventure. Avec les mots. Comme pédaler une belle peinture.

Voici donc, juste avant de quitter Lomé, NOTRE DERNIER TANGO.

Après quoi il sera temps de reprendre la route et de baptiser mon nouveau compagnon…

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NOTRE DERNIER TANGO

Par un matin printemps
Une rencontre à deux communs
Un peu comme défier le temps
Faire de la route un beau dessin

Chevauchée fantastique
Evasion dans l’espace temps
C’est vivre le magique
C’est danser, oui danser avec le temps

Puis s’en aller défier la vie
Voir un peu ceux qui s’y cachent
De l’espoir qu’on nous dit
Apprendre aussi à être cash

Aimer le beau et écrire ce qu’on en fait
Vivre le présent et l’aujourd’hui
Et l’écrire à l’imparfait
Et écrire l’infini

Et jouer avec la vie
Tout en jouant avec les mots
Répondre à l’impossible par un oui
Et lui, ce sera Cargo…

Et moi je serai moi
Et lui et moi on sera nous
Ensemble on s’évadera
Sur la Lune, sous l’océan et puis partout

 

A lui qui fut temps go
Contre le temps qui va
A lui qui fut Cargo
Mais qui aussi passa

Qui fut col tout temps décolle
De lacets en lacets
Du pied jusqu’aux sommets
Tout ça pour une école…

Par notre amour qui fut de route
Par ses roues qui furent mon chant
Contre le cri de nos déroutes
Sur les chemins qui furent d’allant

A lui qui fut temps go
Ici partout jusqu’aujourd’hui
Mon cheval aussi mon mot
Même si hier il fut mon cri

Pour chanter contre nos peurs
Et écrire contre le temps
Pour lutter contre terreur
Par les mots qui sont vaillants

Par les mots qui sont des armes
Contre la haine et la mitraille
Pour ne pas céder malgré nos larmes
Oui la route, mon champ de bataille

A lui qui fut temps go
Ma maison c’est l’ailleurs
Toujours plein mais jamais trop
Pour le dire et le meilleur

C’est un soldat sans peur
Mais un soldat sans arme
Qui aujourd’hui se meurt
Et pour lequel je verse(t) une larme

De nos jours qui furent de vie
Plein de doutes mais pas d’ennui(s)
De nos nuits qui furent d’étoiles
Parfois noire mais jamais pâle

A lui qui fut temps go
Par les Alpes et par la pluie
Du Sahara jusqu’au Congo
Aux paysages qu’on envie

Par la boue enfin le beau
Et qui déjà affronte l’oubli
A Lomé par le Togo
Tu sais là-bas, lointain pays

Voici notre dernier cri, en quelques mots,
C’est comme peindre une aventure
Un poème un beau tableau
Comme pédaler une belle peinture

Ce soir notre dernier Tango
Notre dernière danse et sans entracte
C’est danser, je pense, avec les mots
Avec Cargo, un dernier acte

Dernier parfait dernier tableau
Dernier présent bien qu’imparfait
Pour un futur encore plus beau
Pour se dire un jour oui qu’on y était

Qu’il était machine et moi ben l’homme
Le cheval et le soldat
Une entente qui se forme
Pour aborder oui la vie qui va

A lui qui fut temps go
Qui fut mon cri puis mon écrit
Qui fut l’enfance et l’innocence
De l’Europe jusqu’en Afrique

Qui fut galope mais pas trop fric
A qui je dit adieu bonne nuit
A qui j’écrit ce simple mot contre l’oubli
Que j’espère, dames et sir, vous lirez pour lui

Que j’espère, des larmes au rires, vous vivrez pour vous

A Cargo
Olivier Rochat

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En de bonnes main au Togo. En l’occurrence celle de Raoul.

Olivier Rochat

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Pas de Gabon, mais un nouveau compagnon

Km 34’348, Mossendjo, Congo-Brazzaville.

Toujours à la découverte du Congo-Brazzaville, j’ai passé 10 jours avec Pedro, un cycliste espagnol qui, comme moi, fait un tour d’Afrique à vélo et dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous nous étions précedemment rencontré à Windhoek, en Namibie, mais cette fois c’est à Mbinda, un gros village à 7 km du Gabon, que nous nous sommes retrouvé, près de 3  mois après notre première rencontre. La frontière étant toujours fermée depuis les élections de fin août, nous avons décidé de revenir sur nos pas. En direction de Brazzaville pour y faire nos visas pour le Cameroun.

Voici quelques photos et mes impressions, écrites sur la route et mises en page aujourd’hui, sur le fait de retrouver un compagnon de route pour plusieurs jours après plus de 15 mois  d’itinérance solitaire.

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J’ai passé 10 jours avec Pedro, un cycliste espagnol qui, comme moi, fait un tour d’Afrique à vélo

* « Nous nous sommes disparus
Comme un marin qui prend les nues
Pour l’océan …
Et qui s’enfonce au fond de l’eau
L’amour emporté par les flots
Les flots du temps…
Nous aurions pu nous unir mieux
Comme on dit « s’unir devant Dieu « 
La mascarade …
Non moi ne m’a jamais tenté
Oui que la sincère amitié
Des camarades » 

Sauvage, souriante et authentique, l’aventure continue au Congo-Brazzaville.

En effet en rejoignant la frontière gabonaise entre Mbinda (Congo-Brazzaville) et Moanda (Gabon), je me retrouve face à l’impossibilité de rentrer au Gabon. Suites aux élections de fin août les frontières ont été fermée. Pourtant à l’ambassade du Gabon à Brazzaville, où j’ai obtenu mon visa, on m’avait dit -et certifié- qu’elles étaient déjà ouvertes, alors que ce n’était visiblement toujours pas le cas 5 semaines après les élections.

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En jouant avec les enfants durant l’attente à Mbinda

Après 3 journées d’attente et de repos, nous reprenons la route en sens inverse. Nous revenons donc sur nos pas.

Oui je dis « nous » puisqu’à défaut de Gabon, j’ai gagné un nouveau compagnon. C’est dorénavant avec Pedro que je continue ma route en Afrique.

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C’est dorénavant avec Pedro que je continue ma route en Afrique.

Pedro c’est un voyageur espagnol qui est parti de Madrid 3 mois avant mois avec une idée sensiblement similaire à la mienne : un Tour d’Afrique à vélo et dans le sens des aiguilles d’une montre. Et sans date de retour. Il était donc normal que nous nous rencontrions et cela aurait pu se faire bien plus tôt, même s’îl en fut autrement.

Pour comprendre notre histoire commune, remontons donc un peu le temps :

Novembre 2014 : Pedro entre en Afrique quelques jours avant moi. Nous n’avons alors aucune connaissance l’un envers l’autre.   

                                                                                 

Janvier 2015 : Lorsque j’entre au Soudan, le 21 janvier 2015, je ne sais pas encore que Pedro y es entré 5 jours auparavant. Un mois plus tard, j’entre en Ethiopie. Sur la route, le jour précédent mon entrée en Ethiopie, je dors dans le village de Doka, quelques dizaines de kilomètres avant la frontière. Il s’agit là de ma dernière nuit au Soudan. Dans le village on me dit que deux cyclistes me précèdent d’un jour. L’un deux est Pedro. Mais sans moyen de se contacter, nos chemins s’éloignent. Pedro pédale avec Niguel, un voyageur néo-zélandais que j’avais rencontré brièvement à Aswan. Les deux cyclistent décident de partir au nord de l’Ethiopie, ou peu de cyclistes se rendent. Je décide de passer par le centre du pays, pensant les rattraper à Addis Abeba. Je rejoindrai Addis Abeba bien avant eux.

Mars 2015: 5 semaines après y être entré, je quitte l’Ethiopie, partagé entre le pire et le meilleur, alors que Pedro y restera 5 semaines de plus.

Avril 2016: Notre histoire aurait bien pu s’arrêter là mais 13 mois plus tard, alors que je suis accueilli par Grant à Lady Grey (Afrique du Sud) de la communauté Warmshowers, je revient sur les traces de Pedro que Grant à également accueilli 1 mois plus tôt. Il me dit que Pedro effectue lui aussi un Tour d’Afrique (je l’ignorais à l’époque) et ne compte pas s’arrêter au Cap comme la plupart des voyageurs cyclistes le font. Il est, à ce moment du voyage comme aujourd’hui encore, le seul voyageur que je connais étant en train de remonter du Cap au Maroc à vélo, dans les mêmes dates (environs), que moi. Il y en a peut-être d’autres, mais c’est là la meilleure occasion – et peut-être bien la seul?- d’avoir un compagnon de route ces prochains mois.

Juin 2016: Mon visa sud-africain terminé, je quitte le pays en bus, du Cap jusqu’à la frontière namibienne, rattrapant un peu de mon retard sur Pedro. Après quelques hasards, finalement c’est à Windhoek, capitale de la Namibie, que je rencontre enfin Pedro. Cette fois nous comptons bien continuer ensemble, en direction de l’Afrique centrale. Mais la bien mystérieuse administration angolaise en décidera autrement. Sans visa, je suis obligé de contourner l’Angola alors que Pedro a, lui, eu son visa. Mais le rythme de route de l’un et les tentatives répétitives et avortées de l’autre -pour obtenir le visa angolais- finiront par nous permettre de nous retrouver au Congo-Brazzaville, à 7 km de la frontière gabonaise qui ne nous laissera pas passer.

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C’est à 7 km de la frontière gabonaise que nous effectuons nos premiers km ensemble

Nous revenons sur nos pas

Me voici maintenant avec un nouveau compagnon de route, pour la première fois depuis plus de 15 mois et la venue de mon frère pour m’accompagner durant 3 semaines en Tanzanie. Tous les cyclistes voyageurs ne recherchent pas la même chose et pour ma part, entrer en Afrique seul m’a permis, ou obligé, de devoir faire des efforts d’intégration. De devoir aller vers les autres, sans avoir personne sur qui compter, ou pour faire le travail à ma place. Si je veux parler à quelqu’un, ce sera avec les locaux. En étant accompagné, comme je l’avais été avec Stephan ou mon frère en 2015, j’ai trouvé que le rapport avec les pays traversé était très différent.  Sans s’en rendre compte, on peut rester plus distant des populations locales (ce ne sera bien sûr pas toujours le cas) en passant l’entier de nos discussions avec no(tre)s partenaire(s). Voyager à plusieurs à ses avantages et désavantages, de même que voyager seul.

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Les collines incessantes dans la forêt tropicale

Mais en choisissant de partir seul, bien conscient que je ne rencontrerais pas des milliers de voyageurs -et si tel était le cas rien n’indiquait que nous nous entendrions suffisamment bien pour passer plus de quelques jours ensemble- je savais que je passerai beaucoup de temps avec moi-même. Durant ce voyage et bien qu’en Afrique nous ne sommes finalement jamais seul, les nuits tombent relativement tôt durant toute l’année (entre 17h et 19h pour ma part), obligeant à trouver un endroit pour dormir. Lorsque je dors dans le bush, il m’arrive d’avoir fini ma toilette, ma cuisine, vers les 19 heures, peut-être même avant. Sans électricité, dans la nuit, il me reste plus de 10 heures a passé, à attendre. Réfléchir. Dormir.

Pédaler seul c’est aussi une manière d’avancer à laquelle je suis habitué depuis longtemps, et à laquelle j’ai du, petit à petit, me réhabituer dans ce voyage.  Pédaler sur son temps libre n’a pas grand chose en commun avec voyager pour plusieurs années à vélo. Si l’un sera plus une évasion, un changement au quotidien souvent blasant de notre existence, l’autre devient, au fil du temps, un nouveau  mode vie. Au contraire de l’évasion, ou encore de l’oubli de mes problèmes le temps d’une sortie à vélo, ce voyage est pour moi l’occasion de me retrouver. De me découvrir d’une manière beaucoup plus forte et honnête que je ne l’ai jamais faite auparavant, et que peut-être je ne ferai plus. Mes problèmes n’ont pas été fui, ils ont été affronté. J’ai du les comprendre, comprendre leur source si besoin, puis petit à petit ils ont disparu, laissant place à une réalité bien plus simple. Celle du quotidien du voyageur cycliste qui me permet de revenir à l’essentiel. M’alimenter. Dormir. Me laver. Sourire, aimer. Se distraire. Vivre.

Un problème? Ah bon…

Et si certains peuvent naturellement penser que voyager c’est un peu une manière de se déresponsabiliser -de mes « devoirs sociaux » par exemple-, il en fut tout le contraire. Car avant de vouloir créer une famille ou changer le monde et se responsabiliser vis à vis de ces tâches, il est bien de se responsabiliser vis à vis de soi-même.  De s’aimer soi-même avant de chercher à en aimer un/e autre. L’amour nous appartient. Pas notre partenaire.

* « Pauvres de leur cupidité
sont ceux qui s’échinent à garder
L’autre pour soi ..
Au diable les rêveurs qui
Ne tenant pas debout se lient
Les coeurs en croix
Au diable leur stupidité
Car même à deux nous ne sommes faits
Ouais que de soi…
Sûr que de soi … »

J’aime parfois dire qu’en effectuant un seul Tour d’Afrique, des « tours de moi-même » j’en ai fait des dizaines. En fait en moins de 6 mois, sans même chercher à le faire, le travail « thérapeutique » qui s’est opéré régulièrement dès le premier jour de mon voyage – et même dès que j’ai mis une date sur mon jour de départ, 6 mois avant ce dernier- a été bien plus grand que n’aurait même pu l’espérer un psy sur 6 ans de thérapie. Au fil du temps  j’ai trouvé réponse à mes questions, à mes soi-disant problèmes, pour la plupart imaginaires comme le sont la plupart des vôtres,  et ces derniers mois j’ai souvent eu l’impression d’avoir trouvé une nouvelle vision du monde, et surtout de moi-même, de mon existence. Une vision plus simple et légère. En simplifiant le matériel qui m’entoure,  j’ai aussi enrichi le spirituel qui m’habite. Qui nous habite tous. La plupart de mes journées sont simples. Mais elles comblent bien plus que mes besoins. Ces derniers ont diminué. Au final une certaine tristesse, mélancolie avec laquelle je suis né, j’ai grandi, s’en est comme allée. Remplacée par autre chose, comme un bonheur qui est juste là. Partout, toujours. Le bonheur d’être et d’exister. Peut-être aidé par la confiance en soit.

Beaucoup d’amis cyclistes, lorsqu’ils me font part de leur expérience de voyageur, m’expliquent avoir traversé une phase de haut, au début de leur voyage, puis des phases plus basses, enfin plus hautes.  Ce ne fut pas le cas pour moi. J’ai traversé ce voyage, que je traverse encore d’ailleurs, comme si j’étais parti du fond de l’océan, coincé dans les profondeurs avec un boulet accroché au pied. Gentiment mais sûrement, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai trouvé le moyen de me délester du boulet qui me coinçait dans les profondeurs. Alors j’ai commencé à remonter, petit à petit, jusqu’à retrouver la surface de l’eau. Emporté par le vent, l’élan, à un moment donné j’aurai pu m’envoler, mais sachant que ne sachant pas voler je retomberait durement à la surface de l’eau, comme souvent par le passé, je suis resté à la surface, me laissant emporté par le courant de l’eau. Parfois fort, parfois doux. Rencontrant de temps à autres d’autres courants, parfois tumultueux, parfois franchement ennuyant, et acceptant un certain ennui à d’autres instants. Laissant passer les tempêtes. Apprenant, dans les faits, à m’adapter au courant de l’eau. Sans chercher ni à m’envoler, ni à faire de la plongée sous-marine.

Comme une montée timide mais incessante, qui se stabilise, enfin, dans un environnement qui est le sien. Sans addiction ni émotion exagérée.

Aujourd’hui mes problèmes d’hier, ceux qui peuplaient mon quotidien au début de mon voyage, ont disparu. Comme happé par le temps que j’ai su apprécier. Que chaque jour j’apprends à aimer. Le temps n’est pas mon ennemi, malgré ce qu’on nous apprend dans nos écoles. Mais à ce stade de mon existence physique, c’est à travers lui que je vis, que je vois. Que je ressens et que j’évolue. Le temps occupe chaque particule de mon existence et je dois faire avec. Physiquement je n’ai de solution.  Spirituellement je m’aime ainsi. Ne pas l’aimer équivaudrai à ne pas m’aimer. Etre son ennemi équivaudrai à être mon propre ennemi. Aujourd’hui, le temps, je le prend par la main.

J’apprend à apprecier le courant de l’eau. Car l’eau, c’est la vie.

 

J’ai parfois eu le sentiment d’avoir touché le bonheur

Un bonheur léger comme celui des enfants, mais qui se doit de rester vigilant car loin des parents. Un bonheur sans stress ni attente particulière. Le bonheur de revenir à l’essentiel et de prendre le surplus comme un cadeau, un petit plus. Celui d’avoir de l’électricité de 18 h à 22 heures lorsque nous passons la nuit -avec Pedro- dans une mission. Celui de regarder les match de foot le dimanche après-midi au cinéma du village et pleins d’autres encore qui font qu’être heureux, au fond, c’est très simple. C’est peut-être là qu’il se cache le bonheur. Dans la simplicité. Dans l’authenticité. Peut-être ne faut-il pas le chercher, plutôt le laisser s’exprimer, exister.

Et  surtout ne pas le rechercher. Il ne se cache pas.

Mais en découvrant le Congo-Brazzaville, je me suis aussi aperçu qu’une certaine fatigue s’était installée dans mon quotidien. Pas celle des jambes mais celle d’être, sans arrêt, un blanc parmi les noirs. Un différent qui ne laisse personne indifférent. Avec les avantages et les inconvénients que ça comporte. Car voyager en Afrique, opinion personnel, demande une certaine énergie, majoritairement dans les rapports humains. Une énergie journalière, répétitive. En voyageant comme je le fais j’ai la chance de découvrir une Afrique que tout le monde n’a pas l’occasion de connaître, au rythme de mon vélo. Et la simplicité que ce dernier m’apporte, autant spirituellement que matériellement. Mais bien qu’aujourd’hui je me rende compte que l’Afrique va terriblement me manquer le jour où je vais la quitter, je me dois d’admettre que l’égalité y est utopique. Je suis toujours un blanc. Un blanc à vélo, un blanc comme çi ou comme ça, que l’on aime ou que l’on n’aime pas. Mais un blanc avant tout. Un Mundélé, un Mzungu, un Farenji. Et si un jour j’ai besoin de parler, je n’ai personne.

En tant que blanc, ici je représente l’argent à tel point que certains africains, bien mieux lotis financièrement que moi, vont me voir comme une chance d’accéder à la richesse. J’ai parfois l’impression que l’un des plus gros problèmes de l’Afrique c’est qu’aujourd’hui elle ne croit pas en elle. Son potentiel, pourtant, est gigantesque. Bien sûr, personne n’a jamais vraiment joué le jeu avec l’Afrique. Mais aujourd’hui le complexe d’infériorité -par rapport aux blancs-, inconscient, qui habite bon nombre d’africain, est effrayant. J’ai rencontré beaucoup d’africain qui n’étaient pas pauvres (matériellement parlant) mais qui croyaient l’être. Un congolais (de RDC) m’avait dit en Zambie:

« Dieu nous a donné la richesse les terres les plus riches-, mais l’intelligencel’exploitation de cette richesse-, il l’a donnée aux blancs ». 

Avant d’ajouter que l’indépendance du pays, acquise en 1960, était venue beaucoup trop tôt. Alors que cette dernière est venue après plus de 4 siècles de l’un des génocides les plus inhumains -l’escalavage- qui a littérallement sucé l’Afrique de tout dévelopement positif –.naturel et culturel-  et 1 siècles de colonie prônant la haine et le classement des races, mettant les « races d’Afrique » entre l’animal et la « simple » infériorité, dans le meilleur des cas.  Soit beaucoup trop tard.

Alors que ce « classement » a perduré jusque dans les années ’90 (oui j’étais déjà né) en Afrique du Sud avec l’apartheid que certains (j’en ai rencontré) défendent encore.

Un « classement » qui perdure encore dans bon nombre de conscience (médiatique, politique…), lorsqu’il ne s’agit pas d’inconscience (le noir est un migrant, le blanc un expatrié).

En retrouvant Pedro je retrouve donc un blanc comme moi, voyageur qui plus est. Plus âgé aussi, et donc certainement plus expérimenté. Mais je retrouve surtout une épaule sur laquelle me reposer, et cette impression de facilité, celle où tout va bien se passer. Et quelqu’un à qui parler, avec qui partager. Car si le bonheur est d’exister, autant le partager.

* « Mon amour j’ai pas su tenir
Les promesses du devenir
Un avec toi
J’ai plus que moi-même à qui dire
Qu’il est triste mon triste empire
Qu’il est triste sans toi
Quel océan vers quel abîme
Dis-moi où mène ce chemin
Où tu n’es pas ?
Car si l’on ne meurt pas d’amour
Je peux te dire qu’il est certain
Qu’on meurt de toi

Qu’on meurt de toi … »
*= parole de la chanson « On meurt de toi », de Damien Saez
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Olivier Rochat
 

 

 

 

 

 

Givré!

Km 29’890, Elliot, Afrique du Sud.

Après la belle et difficile traversée du Lesotho, c’est dans la province du Cap-Oriental que j’ai fait mon retour en Afrique du Sud.

En entrant au Lesotho je me souvient avoir été un peu fatigué, malgré l’accueil, de l’Afrique du Sud. La forte criminalité du pays ainsi que sa lourde histoire font que les rapports blancs-noirs sont très particulier. Le rascisme, disons le, est très visible dans toutes les couches de  la société. Cependant après mes derniers pas au Lesotho j’ai découvert une Afrique du Sud plus paisible en me dirigeant vers l’océan Indien.

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Les derniers pas au Lesotho

Je pédalais pénibelement, à la fois contemplant les paysages du Lesotho et fatigué par la mendicité constante. Ma selle cassée et raffistolée, mes chaussures trouées et avec une humeur de…  mmmh, Je ne vais pas dire le mot. 

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Ma selle cassee

 

La route était très mauvaise et la pluie sur le point d’arriver, la frontière n’était plus qu’à 5 km, sans option d’aller nulle part ailleurs depuis cette route.

C’est alors qu’un homme, travaillant sur le bord de la route, me demanda, cassant ma solitude et mauvaise humeur: « où allez-vous? »

Vu que cette route ne menait nulle part d’autre qu’en Afrique du Sud, il m’était clair que c’est vers l’Afrique du Sud que je me dirigeais. Je lui réponds enervé: « A Londres, je vais à Londres! ». Sans la moindre envie de rire.

C’est alors qu’à ma surprise, ne comprenant pas ma moquerie, l’homme répondit: « Oh sérieusement? »

Je terminais sérieusement: « Non je plaisantais! » et l’homme se mit à rire et rire encore avant de me souhaiter bonne chance

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Et grâce à cet homme, j’ai pu quitter le Lesotho avec un grand sourire au visage, profitant des paysages dans le même temps.

Aussi, après 943 kms comprenant 28 cols et des dizaines de collines, il est temps de dire au revoir au Lesotho.

L’un des plus beaux pays que j’aie pu traverser, le plus lent également puisqu’il m’a fallu plus de 71 heures de route pour traverser ces montagnes, mais le plus rapide d’une certaine manière car c’est là que j’y ai atteint ma vitesse maximale de ce voyage, soit 74.2 km/h.

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ma vitesse maximale de ce voyage, soit 74.2 km/h.

 

Le gel côté sud-africain

Le 24 avril 2016

Il a fait froid la nuit dernière, très froid même puisque j’aurai eu droit à un réveil glacial. Pourtant impossible hier soir de m’imaginer que je me réveillerai avec une bonne couche de gel sur ma tente comme tout autour de moi.

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Il a fait froid la nuit dernière

C’est donc avec un thé, bien chaud, que j’aurai commencé mon réveil avant de me recoucher, m’englober dans ce sac de couchage salvateur en attendant que le soleil veuille bien surgir des montagnes qui ont créé toute cette froidure, peu avant 8 heures du matin.

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En attendant que le soleil veuille bien sortir des montagnes

Mais malgré ce réveil pénible, un peu paresseux, une fois n’est pas coutume, le reste, hier, ce matin, ne le fut pas.
Depuis 4 jours que je suis rentré en Afrique du Sud pour la troisième fois, c’est un pays plaisant que je (re)découvre.

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Distances entre les quelques petites villes mais pas trop,

Distances entre les quelques petites villes mais pas trop, cols pour offrir des vues mais pas trop raide non plus, montagnes changeantes, ambiance calme, traffique faible, vent de dos… tout semble être réunis pour une arrivée sereine sur les bords de l’océan indien, le seul hic restant ces interminables grillages qui longent l’entier des routes sur lesquelles je pédale et grâce auxquels ils est très difficle, malgré la solitude du lieu, de trouver un endroit sûr et invible de la route pour planter sa tente.

Hier soir c’est donc en m’enfilant dans un champ pentu et reservé aux moutons que j’ai pu planter ma tente à l’abri des regards, tout en dormant, il est vrai, sur la propriété de quelqu’un.

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cols pour offrir des vues mais pas trop raide non plus,

 

On repart avec du neuf

Le jour d’avant c’est à Lady Grey que j’aurai pu passer un jour de repos. Lady Gray?C’est une petite ville paisible au sud du Lesotho, située dans la province sud-africaine du cap oriental. Ville peu connue, tranquille et charmante et c’est là que vis Grant, cyclo dans l’âme lui aussi, qui m’a hébergé deux nuits, ô bonheur.

Bonheur total car Grant propose également chez lui le seul magasin reservé aux cyclotouriste de toute l’Afrique.

Le site internet de Grant: CycleTouring

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Grant propose également chez lui le seul magasin reservé aux cyclotouriste de toute l’Afrique.

 

Après avoir pédalé 23’000 km avec mes Schwalbe marathon Mondial, c’est  donc avec de nouveaux pneus que je repars. Les touts meilleurs à mon avis, ainsi je suis tranquille pour les 20’000 prochains kms à ce niveau là.

Un « Peut-être bien qu’ils verront l’Europe. » me traverse l’esprit.  L’idée me fait sourire mais ce qui est (presque) sûr, c’est qu’ils verront le Cap…

Après cette pause renouvellement à Lady Grey vint Barkly East 70 km plus loin, une autre petite ville paisible, et maintenant Elliot à 65 km plus au sud. Entre deux? Rien, pas un village d’où ces espaces agréable amenant tranquillité sans pour autant obliger à d’important transport d’eau et de nourritures.

Malgré le mauvais temps qui s’en vient, repart et revient. L’hiver approche…

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Malgré le mauvais temps qui s’en vient, repart et reviens

Ce matin, le col de Barkly, mon dernier passage à plus de 2’000 mètres, m’a lui aussi offert de belles vues sur toute la plaine que je m’apprête à

traverser avant de grimper le prochain col, le col de Satan (« Satansnek en Afrikaan et dieu seul sait ce qui m’y attend) et, enfin, descendre sur l’océan indien.

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De belles vues en m’approchant de l’océan Indien

 

Dans un calme certain je continue donc, à la fois ravi par cette nouvelle Afrique du Sud que je découvre là où, pour une fois, tout ne ressemble pas à des prisons. Les maisons habitées par les blancs n’ont plus ces importantes dispositifs de sécurité, les magasins aussi, les maisons des noirs ressemblent enfin à des maisons et il est plus facile de passer du temps avec les gens sans t’entendre dire que pédaler ici c’est risquer sa viela dernière histoire en date, celle des 5 policiers qui se sont fait abattre sans raison et j’en passe. Non on te souhaite juste « bonne route » ou « profite bien! », sans en rajouter.

Certainement parce qu’il y a rien à rajouter, juste bien rouler… et profiter.

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il y a rien à rajouter, juste bien rouler… et profiter.

Olivier Rochat

 

Swaziland

Km 27’805, Piggs Peak, Swaziland.

Siyanemukela!!!

Welcome to Swaziland!!!

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Au Swaziland

De la boue et du sourire, du soleil et de la pluie, des montagnes et à peine entré que déjà presque de l’autre côté. Et oui c’est petit le Swaziland. Minuscule en fait et je m’apperçois que ce pays ne fait même pas la moitié de la superficie de la Suisse puisqu’elle ne couvre que  17’363km2   (contre plus de 41’000 pour la Suisse). C’est pour dire. Et oui ça existe même en Afrique ces tout petit pays. Me voici donc au Swaziland ce pays qui rime tant avec « Switzerland », et dont plusieurs fois certains on cru que j’en venais.

Non non je ne viens pas du Swaziland ni de la Suéde d’ailleurs qui est mon pays d’adoption la plupart du temps.

J’ai beau dire « I come from Switerland ».

On me répond souvent par des: Oh yes I know that country, Zlatan Ibrahimovich, Stockholm… ». Bon Sweden aussi ça rime avec Switzerland apparemment.

Bref… Me voici au Swaziland.

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Bref…Me voici au Swaziland.

Un pays minuscule, disais-je, dont je n’avais guère d’attente mais qui dès mon entrée me rend plus que ça, quand même.

Entré par la frontière isolée de Bulembu après l’interminable mais magnifique ascension des cols de Saddleback et de Bulembu côté sud-africain, les premiers kilomètres ont été pour le moins aventureux. Grimpant puis descendant tour à tour sur une route pour le moins pentue qui n’est autre qu’une piste et donc boueuse après la pluie des derniers jours, j’ai quand même eu droit à un peu d’aventure dès mes premiers instants au Swaziland.

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les paysages presque féerique des premiers instants

Mais pas que puisque les paysages presque féerique des premiers instants ont laissé place au soleil l’après-midi. Et les vues qui vont avec.

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au soleil l’après-midi. Et les vues qui vont avec.

Enfin les sourires des plus jeunes qui, rentrant de l’école à pieds, m’ont suivi pour les plus motivés sur près de 7 kilomètres, sont venu égayer cette première journée.

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es plus jeunes qui, rentrant de l’école à pieds, m’ont suivi pour les plus motivés sur près de 7 kilomètres

Vaches et vues plongeants sur les plaines vertes de l’est m’ont offert une impression de préalpes. Peut-être que Swaziland rime un peu avec Switzerland au fond.

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Peut-être que Swaziland rime un peu avec Switzerland au fond.

Le Swaziland, une monarchie absolue

Je découvre alors ce qui m’a tout l’air d’un pays pacifique et accueillant, en terme de développement à mi-chemin entre les pays les plus pauvre (Ethiopie, Malawi, Ouganda) d’un côté et l’Afrique du Sud de l’autre.  Un pays dont la grande majorité des 1.5 millions d’habitants appartiennent à l’ethnie Swazi dont la langue est le siSwazi, accompagnée aujourd’hui de l’anglais comme seconde langue nationale. Un pays dans lequel on trouva notamment des restes humains datant de plus de 100’000 ans, montrant que le pays a été habités depuis la préhistoire.

Cependant la population actuelle y a migré au cours du 19ème siècle suite aux migrations bantoues et à la guerre qui mettaient aux prises les Boers d’Afrique du Sud et les peuples Zulu. C’est ainsi, après la seconde guerre des Boers, que le pays devint une colonie britannique et obtint son indépendance le 6 septembre 1968.

Swaziland Flag

Le Swaziland obtint son indépendance le 6 septembre 1968.

Cela dit derrière le côté bisounours du premier jour se cache une autre réalité ainsi pour la démocratie on repassera puisque le Swaziland n’est autre qu’une monarchie absolue gouvernée par le Roi Mswati III, qui tient son nom du Roi du XIXème siècle, le Roi Mswati II. En dépit des résistances des groupes d’opposition pour la défense des droits de l’Homme, le Roi Mswati IIIratifia  une nouvelle constitutionen 2005. Le pays demeure donc une monarchie absolue où les partis  politique ne sont perçus que comme des « associations » et la Cour suprême ne peut juger d’affaires pouvant impliquer la monarchie.

En effet, pour la démocratie on repassera.

Mais ça c’est un refrain qui m’est connu par ici et à ce jour je me demande si une pseudo démocratie qui n’en a rien d’une -à part sur le papier- vaut vraiment mieux qu’une monarchie aboslue qui s’assume? Au regard des grands de ce monde, la question reste en suspend mais à lieu d’être.

Pour le reste au Swaziland je dois bien dire que paysages, sourires et natures sont là!

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au Swaziland je dois bien dire que paysages, sourires et natures sont là!

Olivier Rochat