Archives du mot-clé Vélo

Soudan!

Km 8171, Abri, Soudan.

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22h56 à Abri, petit village du Soudan. J’ai pris place dans mon Funduk (petit hôtel) pour le modeste prix de 20 pounds soudanais (2.5 dollars). Il fait nuit depuis longtemps, mais cette nuit la température semble ne pas vouloir baisser. J’ai chaud, encore. J’ai du boire 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui. 4 lits entourent le mien, pas de couverture. Pas besoin de totue façon. La pièce est rustique, pas d’éléctiricité. Pas d’eau courante, quoi qu’il y a un hammam de l’autre côté de la cour. J’ai pu me rafraîchir tout à l’heure. Le tout est plutôt propre, Ca va aller. J’entends péniblement parler ces deux jeunes éthiopiens qui dorment de l’autre côté de la cour, petite place centrale de cet « hôtel ». On a mangé ensemble tout à l’heure. Simple mais bon. C’est qu’on mange bien au Soudan.

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J’ai pris place dans mon Funduk

Voici déjà 3 jours que je suis au Soudan, je découvre petit à petit un autre monde. Un monde ensoleillé, mais pauvre et au climat monotone. Bien loin de l’Egypte que je laisse derrière moi. Ici tout est plus calme. Lire la suite

Aswan, entre Afrique et Orient

Km 7942, Aswan, Egypte

A Aswan, aux portes du Soudan, j’attends patiemment que mon visa me soit délivré. A Aswan, aux portes de l’Afrique, là où cesse l’Orient, là où l’Afrique débute, la gentillesse des gens, me voici au pied de mon but. Poétiquement parlant, je dirais que l’Europe n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais je vais me garder de le dire, à défaut de l’écrire. L’Europe, pour moi qu’il en soit, quoi qu’il arrive, restera un bon sous-venir! Poétiquement parlant mais politiquement correct également.

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A Aswan, aux portes du Soudan, j’attends patiemment que mon visa me soit délivré.

Escorté par la police jusqu’à Aswan

La police m’a escorté durant les 120 poussiéreux derniers kilomètres dans la vallée du Nil, mais finalement je suis arrivé entier à bon port… celui d’Aswan, aux portes du Soudan. Ici c’est la frontière entre Orient et Afrique… le début d’un autre monde. Pour moi bien mieux que « l’Amérique ».

A condition d’obtenir mon visa. Réponse demain! Ou dans les jours à suivre… et oui ici on est pas à un jour près. Et puis de toute façon demain il fera beau alors à quoi bon s’énerver. En effet ici la météo est faite une fois l’an: et c’est SOLEIL!!! 365 jours durant! Avec des nuages pour le 1er Avril… et de la neige le 30 février… donc du soleil le reste du temps. Lire la suite

De mot à meute

Km 7’835, Cafétéria du désert, Egypte.

Ben voilà, le désert se termine…

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Enfin pas le sable qui m’accompagnera encore pour quelques centaines de kilomètres, mais cette cafétéria d’où je me trouve, à 60 kilomètres de Luxor, marque la fin de la route des oasis et le retour dans la vallée du Nil. Dès lors je n’aurai plus qu’à me laisser filer, vent de dos, sur une bonne centaine de kilomètres jusqu’à Aswan d’où je pourrais enfin faire ma demande de visa pour le Soudan. Ici c’est le début du désert de Nubie, enfin pas encore tout  à fait mais les gens, les mentalités changent… Beaucoup de nubiens vivent ici et se mélangent aux égyptiens, plus « clair » de peau que les nubiens. Lire la suite

D(‘)unes photo

Km 7177, somewhere in the Desert, Egypt.

Moi j’pédalais à travers vent. Vent dans les dents. Pas très marrant. Le visage voilé par la poussière et par le vent. En manque de toi(t), en manque d’amour. En manque de mini-jupes et de talons hauts, de sourires aux cheveux longs. Et d’yeux bleus également. L’esprit, mâle, tourner vers l’horizon. Et le poignet droit serré, serré, ferme, sur le guidon. Dur(?)… A pédaler comme un cochon…

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Parce-qu’écrire c’est exister et qu’exister c’est là le premier pas vers une quelconque liberté. 

Me voici donc prisonnier. Prisonnier de mon être. Prisonnier des mes droits. Prisonnier des mes attentes. Prisonnier  de mes rêves. Prisonnier de mon cri solitaire. Prisonnier de t’aimer. Prisonnier de ma solitude. Pris aux pièges car Prisonnier du désert. Lire la suite

Desert blanc

Km 7090, White Desert National Park, Egypt.

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Entre le sable fin et quelques lointaines collines se dressent ces incroyables et amusants cailloux blancs aux formes bien difformes.                                                                                 Quelque part magique, je dirais plutôt irrationnel!
Indéfinissable instant que de profiter pédalant dans ce présent. Je prends un caillou dans ma main, le manie un peu, il me dirait peint. En le relâchant j’en retire une marque blanche sur ma paume. Puis c’est une vaste étendue de cailloux couleur sel qui m’entoure tout autour. La blancheur de celui-ci me paraît fausse. Elle ne l’est point. Lire la suite