Archives de l’auteur : Olivier Rochat

Meroé

Km 8929, Meroe Pyramids Royal City, Soudan.

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Le site des pyramides de Méroé

Moins majestueuses que celles d’Egypte, moins touristiques également, plus petites et au fond plus charmantes, les pyramides de Meroé m’ont ravi l’espace d’une matinée, le long de ma chaude route en direction de Khartoum. Cette impression de redéfinir le temps, me dire qu’il y a si peu de cela je me débattais en Moldavie ou je ne sais trop où. Que hier j’étais loin et que le pire c’est que demain je serai loin, à nouveau. Les pyramides de Meroé, cet air de nouveauté, pourtant si vieille, les pyramides de Méroé… Oui c’est le Soudan souvent si chaud mais parfois si beau… Au fond qui aurait cru qu’au Soudan j’aurai vu ce que je vois ? Lire la suite

Bayuda

Km 8927, Atbara, Soudan.

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Me voici donc à Atbara, petite ville du Nord-Soudan, porte de sortie nubienne. C’est ma première ville à proprement parler au Soudan.  La différence avec le Nord est marquante. Les marchés sont bondés, on y  trouve plus de fruits et légumes, des pastèques énormes aux petite mangues succulentes, en passant par les gros morceaux de viandes moucheteux aux énormes carottes. J’aperçois en face de moi deux grosses têtes de vaches disposées là sur le sol. L’hygiène n’a plus rien à voir avec ce que je vois chez moi. Les rues sont bondées et dégueulasses, jonchée de détritus. Aujourd’hui il fait 37°C à Atbara. Alors que la nuit la température ne descend pas en dessous de 18 degré.

Le désert de Bayuda

Après ma longue étape à travers le désert de Nubie,  j’ai décidé de faire un détour par le désert de Bayuda, à l’est de la route la plus courte qui descend droit sur Khartoum. Ce détour me permet surtout de pouvoir admirer les pyramides de Merowé. Lire la suite

Sable

Km 8586, désert de Nubie, Soudan.

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Une dernière ligne droite à travers le désert de Nubie…

Une dernière ligne droite à travers le désert de Nubie, en direction des pyramides de Merowé. De Dongola à Karima. 180 kilomètres presque tout droit, le vent est avec moi. Voici un mois que j’ai quitté le Caire. Un mois… Je suis parti tôt ce matni. A 4h30. Dur… Je crois que j’ai bien perdu de mes horaires de pâtissier. Je suis parti de nuit et au lever du jour, lorsque je vis cette boule rouge sortir de l’horizon, droit en face de moi, j’avais plus de 52 kilomètres dans les jambes. M’en voici avec 150. Plus que 26… Le vent soudain a tourné. Il me fait front maintenant. Fatigué, j’ai posé cul à terre, et sorti mon stylo… Lire la suite

Nubie

Km 8367, Kerma, Soudan

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Nubie, soleil haut, soleil beau, soleil chaud, coup de soleil, intemporel, c’est le coup de coeur. La gentillesse des gens, l’incroyable « dépourvance » de méchanceté d’un peuple qui semble autant dépourvu de cruauté que de richesse, le nubien à un coeur qui me plaît. Il me paraît paresseux et l’avoue lui-même, souvent, modeste, il ne s’aime pas vraiment. C’est le premier être que je vois ainsi. Et lorsque je lui dis « mais j’aime le Soudan », il croit que je mens. Dommage. Il m’arrive de mentir. Mais il m’arrive aussi d’apprécier vraiment le coeur des gens. Et d’avoir envie de le dire… Me voici dans une cafétéria, le long de la route. Chaude route (soleil chaud, coeur chaud…Nubie Nubien) je bois un café. Je crois t’avais deviné. Me voici au coeur de la Nubie, au coeur, donc, d’un premier coup de coeur. Là où vivre me paraît impossible je crois apercevoir un coeur, ou peut-être une simplicité, que je n’ai que trop rarement aperçue là où vivre, au fond, n’est pas si difficile. Où vivre pourrait être simple et beau, mais devient force et course, dur, long et stressant… Course à l’abattoir, forcé de le dire… Stress au pourboire, longueur de nos vies. Oui je parle de chez moi, la belle Europe. Là où les gens se plaignent de ce qu’ils n’ont pas sans s’apercevoir qu’ils ont beaucoup trop. Que j’ai beaucoup trop…

Bref, le Soudan pour moi c’est un premier coup de coeur. Ou plus que le Soudan, la Nubie. Lire la suite

Soudan!

Km 8171, Abri, Soudan.

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22h56 à Abri, petit village du Soudan. J’ai pris place dans mon Funduk (petit hôtel) pour le modeste prix de 20 pounds soudanais (2.5 dollars). Il fait nuit depuis longtemps, mais cette nuit la température semble ne pas vouloir baisser. J’ai chaud, encore. J’ai du boire 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui. 4 lits entourent le mien, pas de couverture. Pas besoin de totue façon. La pièce est rustique, pas d’éléctiricité. Pas d’eau courante, quoi qu’il y a un hammam de l’autre côté de la cour. J’ai pu me rafraîchir tout à l’heure. Le tout est plutôt propre, Ca va aller. J’entends péniblement parler ces deux jeunes éthiopiens qui dorment de l’autre côté de la cour, petite place centrale de cet « hôtel ». On a mangé ensemble tout à l’heure. Simple mais bon. C’est qu’on mange bien au Soudan.

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J’ai pris place dans mon Funduk

Voici déjà 3 jours que je suis au Soudan, je découvre petit à petit un autre monde. Un monde ensoleillé, mais pauvre et au climat monotone. Bien loin de l’Egypte que je laisse derrière moi. Ici tout est plus calme. Lire la suite