Archives de l’auteur : Olivier Rochat

18 mois

Km 27’771, Bulembu border, Afrique du Sud-Swaziland.

18 mois. Déjà.

Il y a deux jours de cela en prenant quelques notes sur mon carnet de route je réalise que cela fait 1 an et demi que j’ai pris la route.

Enfin réaliser est un bien grand mot aussi ce soir en y repensant j’ai l’impression que ces 18 mois n’ont pas vraiment existé ou je sais pas, c’est difficile à expliquer.

18 mois loin des miens et j’en arrive à un stade où premièrement mes amis, ma famille ne m’ont jamais autant manqué mais paradoxalement je ne me suis jamais senti aussi bien dans mon voyage et l’envie de continuer. Bien avec moi-même, bien lorsque je roule, lorsque je me repose chez des gens. Bien dans mon corps. Bien dans ma tête. Positif mais sans folie.

Simplement.

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A travers les montagnes

Aujourd’hui c’est le col de Saddleback qui m’a mené à la frontière entre l’Afrique du Sud et le Swaziland que je me pars explorer quelques jours pour mieux revenir dans cette Afrique du Sud qui devient de plus en plus belle mais qui reste un peu pesante par moment.

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L’est de la province du Mpumalanga fut un réel délice pour les yeux, tout du moins lorsque la météo le permettait

L’est de la province du Mpumalanga fut un réel délice pour les yeux, tout du moins lorsque la météo le permettait. Par contre les jambes ont eu droit au souvenir des Alpes et plusieurs cols se sont enchaîné dont le fameux Long Tom pass avant hier puis aujourd’hui le s cols plus isolés de Saddleback et Bulembu qui m’ont mené droit sur la frontière avec le Swaziland où je me trouve actuellement.

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des vues de plus en belles sur Barberton

Un col qui me paraissait facile mais qui fut l’un des plus durs. Dans les faits des pentes monstrueusement raide qui km après km m’offre des vues de plus en belles sur Barberton puis, une fois de l’autre côté, sur le Swaziland. Le soleil étant de retour en ce difficile après midi il est facile de dire que les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.

 

Après 26 jours en Afrique du Sud qui ont passé sans que je m’en aperçoive, place donc au petit Swaziland, plus petit pays de mon voyage et 24ème pays (15ème en Afrique).

Ce soir j’ai donc 18 mois de route derrière moi. Et deux constat qui me traversent l’esprit: soit j’ai plus derrière moi que devant moi. Soit ce voyage durera plus de 3 ans.

Dans les deux cas et vu la beauté de la région, demain m’est impatient.

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vu la beauté de la région, demain m’est impatient.

 

Pour le reste et pour ne pas trop en dire, voici déjà quelques images de la région et des ascensions belles et difficile des cols de Saddleback et Bulembu:

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Olivier Rochat

Long Tom panorama

 Km 27’594, Sabie, Afrique du Sud.

Après être resté finalement une semaine complète à Lydenburg, j’ai repris ma route en direction du Swaziland. Pour ce faire c’est le col du Long Tom qui fut sur ma route dès les premiers kms. Un col spectaculaire offrant de nombreuses vues panoramiques mais aussi beaucoup d’humidité. Entre nuage et ciel bleu, surpris par des trombes d’eau lors de la descente, la traversée de l’escarpement du Drakensberg par ce col fut un réel délice et à plusieurs reprises et pour plusieurs raisons je me suis senti pédaler dans les Alpes…

 

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Entre nuage et ciel bleu

Le col du Long Tom sur wikipédia

Le col du Long Tom, en anglais Long Tom Pass, est un col de montagne routier qui relie les villes de Lydenburg à Sabie dans la province du Mpumalanga en Afrique du Sud

Il doit son nom à la présence d’un canon creusot 155mm surnommé Long Tom lors de la retraite des Boers au cours de la Seconde Guerre des Boers en 1900. Le canon tira ses derniers coups en direction des troupes britanniques de ce lieu.

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Le point culminant de la route du Long Tom pass est situé à 2’150 mètres d’altitude.

Il est l’un des plus haut col de la province de Mpumalanga est certainement le plus connu et plus panoramiques. Le point culminant de la route du Long Tom pass est situé à 2’150 mètres d’altitude.
Il est avec le col Robbers l’un des principaux passages est-ouest à travers le Grand Escarpement du Drakensberg.

 Sur la route 

Cette fois ça y est la pluie est de retour. Voici 4 jours qu’il pleut régulièrement et que le soleil a bien du mal a se montrer. Autant le dire, voici 4 jours que je ne l’ai plus vu.
Mais si les 3 derniers jours je les ai passé bien au chaud a Lydenburg où je serai finalement resté une semaine entière, aujourd’hui c’est en pleine descente du Long Tom pass que je me suis fait avoir. Trempé jusqu’au os à près de 2000 mètres d’altitude sans possibilité de m’abriter. Même pas un arbre « C’est que de l’eau », je me plaisais de répondre à Tanya qui me demandait si je pédalais sous la pluie…
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les paysages n’en sont que plus beau et me rappelle mes préférées: les Alpes.

N’empêche… j’ai redecouvert ce que c’est d’être mouillé ET d’avoir froid. 9 mois de soleil australe ça calme!
Mais je me dois de dire que je ne vais m’en plaindre. Bien que je me passerai volontier des trombes d’eau qui viennent et s’en vont me surprennent à tout moment, les paysages n’en sont que plus beau et me rappelle mes préférées: les Alpes.
Celles où tu passes d’un col à l’autre changeant de vue tous les 100 mètres où les yeux éblouis de vues panoramiques au soir tu t’endors en attendant demain.
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où tu passes d’un col à l’autre changeant de vue tous les 100 mètres où les yeux éblouis de vues panoramiques au soir tu t’endors en attendant demain.

Les Alpes et cet incertitude météorologique constante. Commencer un col au soleil. Enchaîner les virages sous les nuages. Une tempête de neige au sommet avec vue sur la vallée d’où tu viens toujours ensoleillée elle. Redescendre sous la pluie. Trouver une auberge pour me rechauffer ce qui reste de mes doigts et cette envie brève de crever lorsque survient ma détestée: la débattue.
Saloperie.
Un chocolat chaud. Une éclaircie. Il est temps de repartir.
Et repartir juste au dessus d’une mer de brouillard qui rend ce col magique et dont la fin en pleine mer de brouillard, trempé par la simple humidité de ce dernier, me rappelle que c’est bien réel.
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trempé par la simple humidité de ce dernier, me rappelle que c’est bien réel.

Mais toujours vivant, dans les faits plus qu’avant, je termine en me disant: le prochain c’est pour quand?
Et là généralement le prochain n’est pas pour demain. Le prochain c’est maintenant.
Alors de la furka je passes au nufenen mais je sais bien que s’il neigeait au sommet du premier ce sera certainement pire au second. Mais j’y vais. De l’autre côté c’est le Tessin.
Heureusement ce sera soleil au sommet. Mais ce n’est pas de la chance. C’est les Alpes. Et déjà le Tessin. En route pour les grisons…
Encore je continue sur la vallée d’après, le col prochain où cette route serpentant la montagne n’a rien de magique, tout lui vient de l’humain. Mais pourtant un seul pouvoir, profond, celui de me rendre vivant.
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cette route s n’a rien de magique, tout lui vient de l’humain. Mais pourtant un seul pouvoir, profond, celui de me rendre vivant.

 Les Alpes.
 Et l’incertitude de l’imagination face au souvenir. La même que je vis dans ces montagnes aujourd’hui, à l’autre bout du monde. En Afrique.
Tellement en Afrique d’ailleurs que la neige ne s’est pas pointée, la mer de brouillard n’était qu’un petit lac qui me surpris quelques fois. La débattue est restée dans les Alpes, mon vélo pesait 30 kg de plus et un col dans la journée c’est suffisant.
Mais les virages étaient là. Le soleil, les nuages, la pluie sous ce ciel dansant aussi. Des panoramas poétique. Et cette route qui tel un serpent me mène quelque part. Je sais pas vraiment où…
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Le soleil, les nuages, la pluie sous ce ciel dansant . Des panoramas poétique

Cette route qui toujours n’a rien de magique. Elle tient tout de l’humain.
Mais pourtant un seul pouvoir, profond, celui de me rendre vivant.
C’est déjà ça…
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A l’autre bout du monde

Olivier Rochat

Mpumalanga

Km 27’537, Lydenburg, Afrique du Sud.

Me voici maintenant dans la province de Mpumalanga, plus précisemment dans la petite ville de Lydenburg. Si quitter Pretoria ne fut pas une mince affaire à cause du traffic notamment cela c’est bien vite amélioré en entrant dans la province du Mpumalanga, à l’est du pays. Cols de montagnes sont m’ont donc accompagné sur la route avant de retrouver le chaleureu accueil sud-africains à Lydenburg où je me trouve depuis 5 jours déjà.

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Mpumalanga c’est toujours l’Afrique

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Petit maux

Km 27’467, Roossenekal, Afrique du Sud.

 

Balmoral, le 3 mars 2015.

Une dame au matin me demande:

« Et tu n’as pas peur de rouler par ici? »

« heu ben pas vraiment, disons que j’évite de rouler de nuit et dans les township mais non, je ne peux dire que j’aie vraiment peur »

« Ah bon, parce qu’hier 4 policiers se sont fait abattre à 5 km d’ici »!!!

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Balmoral au soir

 

En quittant Pretoria

C’est dans une ambiance lourde que je me suis engagé sur la route hier matin, après un premier ravitaillement à Balmoral et lorsqu’en fin d’après-midi je me renseigne pour savoir si la route de campagne que j’emprunte est dangeurese on me dit que non, pas à vélo, et que ce genre d’histoire est courante depuis toujours en Afrique du Sud.

Bon.

Voilà 2 semaines que je suis en Afrique du Sud et après plus d’une semaine d’attente pour raison administrative reprendre la route me fait un bien fou.

Bien qu’accueilli à maintes reprises, parfois ce fut pesant. L’Afrique du Sud semble s’enfoncer gentiment dans une petite crise et la semaine dernière plusieurs universtités ont été fermées. Des étudiants en colère et réclamant un meilleur accès à l’éducation pour les plus pauvre ont notamment mis le feu à celle de Pretoria alors qu’à la mi-temps d’un match de Rugby entre blanc des noirs sont venus manifester. Le match a dégénéré en bagarre général.

Certains médias blancs parlaient d’attaque de noir alors que les images montraient des étudiants noirs brandissant des pancartes et se baladant sur la pelouse alors que les joueurs étaient aux vestiaire et soudain quelques dizaines de blancs courir en direction des manifestants et assené de nombreux coups…

La tension semble être à son comble et le président Zuma et sa gestion catastrophie du pays n’aide personne. Chacun y va de sa verité et par moment l’Afrique du Sud représente tout ce que je hais avec ses divisions raciales et lorsqu’en traversant Pretoria j’entends un blanc s’écrier « rentre chez toi » à un noir qui mendie au milieu de la route avant de s’arrêter donner quelques pièces à un blanc qui mendie lui aussi, j’ai du mal à me positionner. « Le pauvre est brûlé par le soleil » ajoute on.

En me faisant visiter le très beau bâtiment gouvernemental, on me répond d’une petite pique lorsque je dis honnêtement que je le trouve très beau: « ça aussi ce sont les blancs qui l’ont construit » avant de continuer en montrant du doigt les détritus qui sont dans le parc que le gouvernement noir vient d’ouvrir aux étudiants: ça par contre ce sont les noirs.

J’ai presque envie de dire que ce qui permet à une bonne partie des 4, 5 mio de blancs de soutenir un rythme de vie occidental, c’est quand même un peu grâce à l’exploitation d’une bonne partie des 45 millions de noirs dont beaucoup travaillent pour à peine 5 dollars par jour…

En fait en Afrique du Sud je rentre dans un pays développé mais pour certaines choses j’ai l’impression de revenir 150 ans en arrière…

Tous les jours’ j’ai droit à des discours différents, les blancs-ci, les noirs-ça mais pourtant, j’en convient, l’Afrique du Sud représente aussi ce que je me dois d’aimer: la SOLIDARITE.

En tant que voyageur et qui plus est à vélo avec déjà plus 21’000 km en Afrique derrière moi, ici j’ai tout pour moi. L’accueil et le respect. Noirs et blancs me regardent avec intérêt et ont visiblement du plaisir à m’aider. M’offrir un lit, parfois plus, lorsque la situation le permet. Ou comme hier surpris par la nuit sur une route secondaire mais horriblement bondée et entourée de grillage qui empêche tout camping sauvage je me dis que finalement le meilleur que je puisse faire est d’appliquer ce que la culture africaine-ou ce qu’il en reste- m’a appris: aller vers les autres. Sourire, Bonjour, comment allez vous. Moi ça va bien. Merci…

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C’est donc dans un camp de travailleur que je planterai ma tente

Intelligence émotionnelle.

C’est donc dans un camp de travailleur que je planterai ma tente, endormi par une musique
de Johnny Cash autour d’un feu de bois.
Les histoires entendues ces derniers jours à l’esprit… et si l’un d’entre eux avait un flingue?

Au final les histoires semblent être surtout bonne à raconter et je me réveillerai bien vivant.

Ce matin j’entre dans la province de Limpopo, toujours en direction opposée du cap.

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une route inadaptée à l’étonnante quantité de traffic

Après 3 jours qu’en terme de cyclisme je qualifierai de merdique faute à une route inadaptée à l’étonnante quantité de traffic, je pénétre enfin les montagne. au pied du plus haut col de la région à 2331 mètre d’altitude, La circulation baisse. Entouré de champ, de collines puis déjà de montagne, je découvre encore une fois la magie du voyageur. Celle de passer d’un monde à l’autre en permanence malgré une vitesse qualifiée par beaucoup de désuète.

18 mois pour un trajet qui se vole en 18 heures.

Comme me disait récemment John rencontré au Malawi: ce qui reste ce n’est pas ce que tu as vu. Mais ce que tu as vécu.

Les rencontres ne sont pas écrites sur les cartes. les souvenirs non plus. Et voyager de cette manière me permet de passer d’un monde à un autre, de dormir un jour chez l’oppresseur et le lendemain chez l’oppresse avec le seul devoir d’être moi-même.

Mais en menfoncant dans les montagnes c’est avant tout à ma carte que je confie, histoire de ne pas me tromper de col et d’entamer enfin les région panoramique de cette Afrique du Sud. Afin de me rapprocher du cap en toute beauté.

Quitte à parfois, souvent, m’en éloigner.

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entamer enfin les région panoramique de cette Afrique du Sud.

Olivier Rochat

Made in Swiss

Km 27’185, Pretoria, Afrique du Sud.

Après une semaine de route en Afrique du Sud, j’ai rejoins la province de Gauteng, la plus petite et plus peuplée de ce grand pays. En effet c’est là que se trouve Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud et Pretoria, la capitale administrative. A propos d’administration c’est bien pour cela que je me suis dirigé sur Pretoria. En effet c’est d’un nouveau passeport que j’aurai besoin si je compte rentrer par l’Afrique de l’ouest. Dès mon arrivée à Pretoria j’ai donc rejoins l’ambassade de Suisse.

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Bref retour en Suisse

Chaque pays à ses bons et mauvais côtés mais dans le monde d’aujourd’hui voyager avec un passport suisse est probalement l’une des plus grandes aides possible. Wikipédia classe la Suisse en 5ème position des facilités d’obtention de visa et autres après les pays du nord de l’Europe.

Mais pays après pays, frontière après frontière, retournant dans certains pays à plusieurs reprises (3 fois au Botswana, 2 fois au Zimbabwe, Mozambique, Zambie, Namibie et Malawi- avec 3 extensions pour ce dernier pays-), les pages libres disparaissent les unes après les autres. Je me trouve maintenant avec 2 possibilités pour le chemin du retour:

1: Prendre le chemin le plus court en Afrique de l’ouest et manquer la plupart des pays

2: Faire un nouveau passeport de 40 pages et profiter un maximum avec des allers-retours ou des détours dans certains pays autant que je le peux ou veux.

Pretoria, capitale administrative de la bien développée Afdrique du Sud semblait le parfait endroit pour faire un nouveau passeport, surtout que j’avais la chance d’être invité ici. Donc oui! c’était le parfait moment pour cela.

Mercredi dernier4 février 2015 je me rends à l’ambassade de Suisse où on me répond: « vous devez faire votre nouveau passeport dans votre pays de résidence. » Vu que je ne travaille et n’habite pas en Afrique du Sud ils ne pouvaient m’en faire un nouveau.

Impossible… Je ne pouvais le croire car j’étais sûr de devoir retourner en avion en Suisse pour me faire un nouveau passeport. Imaginez payer plus de 1000 US dollars pour obtenir un nouveau passeport. Ridicule d’autant plus qu’ils ont ici tout le système nécessaire pour en faire un rapidement, empreintes et autre photo en 10 minutes à peine.

Finalement grâce à un ami en Suisse, je pouvais contacter l’office responsable des passports à Lausanne qui après véréifications des mes informations, que je suis réellement moi etc ils autorisent l’ambassade de Suisse à Pretoria de faire mes empreintes digitales et tout ce dont j’ai besoin pour obtenir un nouveau passeport. Après quoi ils enverront le tout en Suisse et feront le nouveau passeport en Suisse avant de le renvoyer à Pretoria ou où je le souhaite. Cela prendra 2-3 semaines mais c’est bien possible.

Aussi quand l’office responsable a reçu ma demande à Lausanne ils me répondaient moins de 5 minutes plus tard: « Merci pour votre demande nous vous contacterons la semaine prochaine pour un rendez-vous ».

Là je me disais la semaine prochaine se termine vendredi et j’étais sûr que je devrais les appeler plusieurs fois avant qu’ils me trouvent un rendez-vous pour faire ces empruntes. J’étais déjà prêt à les appeler Lundi matin à 9 heures dès l’ouverture de l’amabassade

Mais ce matin, Lundi premier jour de la semaine, j’ai allumé mon téléphone à 8 heures 12. Il y avait un message : « XXX numéro a essayé de vous appeler à 8 heures 00 et 43 secondes. »!!!

Instantanément j’ai reconnu le numéro de l’ambassade de Suisse. Là j’ai réalisé que j n’étais plus en Afrique mais bien en Suisse. Premièrement ils m’ont rappelé d’eux-même et ensuites ils l’ont fait … 43 secondes après le début de la journée de travail (soit 1 heure avant l’ouverture du guichet). Une grande blague!!! Mais une très bonne blague pour le coup!

Et ensuite je les rappelle: Vous pouvez venir quand vous le souhaitez dans la matineée mais veuillez m’excuser nous sommes chargé ce matin vous devrez peutêtre attendre 10 minutes.

Hahaha: Désolé, peut-être vous devrez attendre…10 minutes… Un autre monde
Je me rendais à l’ambassade dans la matinée et en moins de 10 minutes les empreintes et photos étaient faites. A noter que j’ai au moins du attendre 230 secondes avant de commencer

Ici je me souvenais que chaque pays à des bons et des mauvais côtés et qu’en Suisse bien que compliquée l’adminstration marche. Alors je me rappelais les transports public en Suisse. En Afrique ils arrivent « dans la matinée » ou « dans l’après-midi ». Dans la plupart des pays à 8h00 du matin, 4h30 de l’après-midi ou 7h45 du soir. Mais pas en SUisse. En Suisse ils arrivent à 8h01, 4h33 ou 7h47. Et lorsqu’ils sont en retards il est écrit en rouge « retard de 9 minutes » et tout le monde se plaint car 9 minutes c’est beaucoup lorsque l’on court toute la journée. Alors là généralement tu peux entender: Oh merde un imbécile s’est suicidé en se jettant sous un train. Mais pourquoi a-t’il choisi le mien? »

Mais la vie continue, par chance le soleil est présent aujourd’hui et on arrête de se plaindre parce que le soleil ess suffisant puissant pour rendre les suisses (où certains d’entre nous) souriant malgré qu’ils ont perdu 9 minutes de leur temps parce qu’un pauvre bougre s’est jeté sous leur train (ou autre inconvénient).

Malhereusement il y a beaucoup de journée nuageuse en Suisse…

Bref… ii me restait maintenant une dernière étape é franchir avant de quitter l’amabassade, et pas la plus facile: la facture.

2’310 rands!!! Quoi! 140 CHF pour un nouveau passeport!!! Ah oui, c’est vrai, chaque pays à des bons et mauvais côté… Aussi après une petite discussion avec mon compte bancaire (un compte suisse par chance) je payais mon nouveau passeport et ce dernier sera bientôt fait en Suisse. Ils le renverront même au consulat du Cap, ainsi je peux continuer ma route avec mon ancien passeport jusqu’au Cap que je rejoindrai dans quelques semaines /mois.

Là je sortais dans la rue, le soleil était à la fois clair et brillant. J’étais de retour en Suisse. Je pouvais arrêter de me plaindre, bientôt sur la route encore.

Plus pauvre mais plus heureux km après km.

Voortekkers Monument

L’autre bonne nouvelle c’est que finalement Fujifilm Pretoria a reçu mon appareil photo envoyé depuis Windhoek et qu’ils ont accepté de le réparer gratuitement grâce à la garantie international de 2 ans qu’assure Fujifilm pour cet appareil photo. Une chance car la réparstion coûtait plus 300 US Dollars et qu’ayant déjà eu recours à une première réparation en Tanzanie et Kenya, elle n’était officiellement plus valable.

Cela dit j’aurai passé une semaine complète à Pretoria dans une ferme à l’ouest de la ville avec Maryna et son époux Dennis que j’avais rencontré précedemment au Malawi sur lîle de Likoma. C’est également eux qui m’avait envoyé dans la mission de Matandani où j’avais rencontré John et Lorie et finalement passé 5 semaines lors de mon retour au Malawi en novembre 2015.

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Dennis, Michael, Maryna, James, Heidi et Anna

Comme souvent depuis mon arrivée en Afrique du Sud j’ai pu profiter de leur grand sens de l’entraide et du partage. James, le fils de Maryna, vit avec son épouse et ses deux fils dans la maison voisine et ainsi j’aurai passé un peu de l’attente à cuisiner des gâteaux pour la première fois depuis 18 mois.

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j’aurai passé un peu de l’attente à cuisiner des gâteaux pour la première fois depuis 18 mois.

Mais malgré toute cette gentillesse j’aurai aussi découvert un fort nationalisme blanc auquel un national noir fait front. Oui car aujourd’hui l’Afrique du Sud ne va pas bien économiquement et l’actuel président, Zuma, y est pour beaucoup avec sa politique désastreuse. Le gouvernement acteul étant totalement noir les blancs qui ont grandi dans un pays plus riche qui aujourd’hui s’appauvri ne goûtent guèrent à sa politique qui soit dit en passant est désastreuse pour tout le monde, noir ou blanc. Mais j’ai parfois eu droit au « rentre chez toi » adressé d’un blanc à un noir dans les rues de Pretoria…

 

Ainis rendre visite au monument de  Voortrekker  fut finalement une bonne chose car il raconte bien l’histoire de l’Afrique du Sud au courant du 19ème siècle.

Le Voortrekker Monument (monument aux Voortrekkers), situé à Pretoria, rend hommage aux pionniers boers qui partirent en 1835-1838 de la colonie du Cap pour s’installer à l’intérieur des terres d’Afrique du Sud. Cette grande migration fut appelée « Grand Trek ». Elle est à l’origine de la création des républiques boers du Transvaal et de l’État libre d’Orange.

Symbole du nationalisme afrikaner, le monument se dresse depuis 1949 sur une colline à l’entrée sud de la capitale sud-africaine. Il est au début du xxie siècle le monument de ce type le plus visité de la province du Gauteng et l’un des 10 sites culturels et historiques majeurs du pays.

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Symbole du nationalisme afrikaner, le monument se dresse depuis 1949 sur une colline à l’entrée sud de la capitale sud-africaine.

Il est inscrit au patrimoine national sud-africain (national heritage site) depuis le 16 mars 2012. (source wikipédia).

Un cercle de 64 chars à bœufs protège symboliquement le monument. C’est aussi un rappel du laager (chariots rangés en cercle) formé par les boers lors de la bataille de Blood River.

Les quatre statues figurant aux quatre coins du monument représentent Piet Retief, Andries Pretorius, Hendrik Potgieter et le Voortrekker inconnu, formant une garde d’honneur symbolique.

La statue de la femme et de l’enfant symbolisent le christianisme et la culture que les femmes maintinrent durant tout leGrand Trek tandis que les Gnous figurent les guerriers du roi zoulou Dingane.

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Tous les 16 décembre (jour de la victoire à Blood River), l’inscription « Ons vir you Suid-Afrika » (« Nous pour toi Afrique du Sud »), qui figure sur le cénotaphe en granit situé au centre du monument, symbolisant le tombeau de Piet Retief et de tous les Voortrekkers morts pendant le grand trek, est éclairé par la lumière naturelle du soleil qui parvint par un orifice au sommet de la coupole. Ce rayon de soleil symbolise la grâce que Dieu répandit sur le travail et les espoirs des Voortrekkers. » (source wikipédia).

En plus, il offre de belles vues sur Pretoria.

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de belles vues sur Pretoria.

Après ce repos forcé mais nécessaire, me voici enfin prêt à en découdre sereinement avec le reste de l’Afrique du Sud.

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Olivier Rochat